Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


lundi 19 septembre 2016

Q-BIQ : Dispatch work

Que notre région est riche de talents!
En voilà un groupe qui trace son sillon tout à fait singulier avec insistance, beaucoup d'ambition et sans compromis.
Sur des fondements affirmés de Jazz Rock, Q-biq vient de sortir au début de l'été sont 3 ème opus: Dispatch Work
3 ans après "Celeste" ils nous offrent ici ce qui pourrait être un patchwork d'ambiances musicales qui les fait vibrer en confirmant une personnalité forte.

Ils ont aimé flirter avec la musique classique sur "Celeste" ici, tour à tour ils visitent : le Blues avec "confiture" , le Hip Hop avec " A brand new Star" (où ils ont invité le MC Athur Pelloquet),
ou la musique latino avec "Comoé" et "Qué calor".
Le morceau "Trafic jam"  nous confirme s'il était nécessaire, qu'ils sont à l'aise aussi dans un jazz plus classique au côté d'Eric Prost invité au saxophone pour ce morceau     

Ce qui fait cependant leur singularité c'est un attachement spontané aux styles Jazz fusion et Rock Progressif nés dans les années 70.
Même s'ils écoutent  Snarky Puppy  ou Robert Glasper" ils citent volontiers des groupes comme "Gentle Giant" ou " Camel" comme influences.

Et c'est vrai que,  lorsque j'ai écouté la première fois "Dodécaphunk" , je l'ai écouté assez vite une 2 ème fois et puis une troisième...
Bref là on sent bien l'ambition des morceaux fleuves du rock Progressif  avec des changements de rythmes, des thèmes qui s'entrecroisent, une guitare aérienne, des envolées épiques...
On peu se le remettre ? a non il y a "Black Hole" ensuite qui enfonce le clou...
bon alors on va le réécouter  en entier!  

Le groupe a pris son temps pour soigner la production de son album,
alors même s'ils se considèrent davantage comme un groupe de studio (c'est arrivé aux meilleurs, aux Beatles par exemple ) on aimerait bien les écouter plus souvent sur scène dans la région.
Si vous voulez les voir ils ont quelques dates à Paris et seront à Villefanche le 22 octobre en Showcase à Cultura  puis  au Gwada Lounge à Anse en attendant d'autres dates on l'espère en fin d'année.

L'album "Dispatch Work" ,lui, est très bien distribué il est disponible notamment sur les plate-formes comme Deezer ou Qobuz, avec un simple abonnement on peut l'écouter dans de bonnes conditions ...tout de suite !
Trop facile !  

Antonin Néel: Claviers / Julien Fromont: Guitares / David Depassiot: Basse / Emmanuel Pastor: Batterie

JaZZmarc
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mercredi 14 septembre 2016

Jesus Volt aux Grosses Guitares de Vaugneray


Le samedi 10 septembre aux Grosses Guitares

Certes,ce n'était qu'un quart du programme de cette soirée blues-rock à Vaugneray qui ouvre la rentrée musicale. En outre,la sono approximative ne rendait pas justice à la voix magnifique de Lord Tracy.

 Mais l'essentiel était pour moi de revoir Jesus Volt,groupe dont la prestation il y a une dizaine d'années dans un club rock de Vaise m'avait époustouflé.
Et je n'ai pas été déçu.

Le guitariste, Mister Tao, n'utilise plus son "electrofretless acoustic guitar", mais il est encore meilleur qu'avant. Je lui ai avoué d'ailleurs mon admiration à la sortie de la salle de concert, Vaugneray étant un de ces lieux où le fan peut côtoyer ses idoles autour de la buvette bière-frites toujours bondée à la fin de chaque set.

  Jesus Volt a renouvelé son répertoire depuis qu'il enregistre avec Marc Opitz.
J'ai particulièrement apprécié les titres suivants: "666 Devil woman","Sons of Rome","Bullseye","All aboard" et "Vaya con dildo", dans lesquels le charisme du chanteur se conjugue à la sûreté de la rythmique et aux soli du guitariste. Le public,d'ailleurs, était conquis et les applaudissements nourris.


 Ensuite,il y eut le set d'un "guitar hero" de 27 ans, Ben Poole, techniquement parfait.
 Mais pour ce qui est du coeur,le dinosaure que je suis continuera à préférer les vieux briscards de Jesus Volt.
                                            Hardblues bôf

lundi 5 septembre 2016

Nora Kamm, au coeur du jazz au Péristyle

Le lundi 29 Août au Péristyle

L'emplacement :telle est la clé du plaisir pour le jazzophile, je l'ai constaté une fois de plus hier soir.
Assis devant la scène, aux pieds de la saxophoniste Nora Kamm, l'ombre de mon corps se projetait sur la scène.

La jeune prodige jouait de son instrument devant moi: je la voyais en contre-plongée. Ongles de pieds vernis,sandalettes à talon,leggin noir et bolero rouge,elle s'exprimait autant par le soprano que par le corps.

Elle était entourée par trois musiciens d'exception,qui lui fournissaient leur soutien et leurs compositions: Patrik Maradan à la contrebasse, Andy Barron à la batterie et Joachim Expert aux claviers. En tournant la tête à gauche,je voyais les doigts du pianiste.

En me penchant en arrière,ceux du bassiste. Et en me penchant en avant,les baguettes et les mimiques du batteur .Ce n'était plus un quartet,mais un quintet dont j'étais devenu le cinquième partenaire tant j'étais proche des musiciens.

C'était la première fois que je baignais à ce point dans la musique. Et disons le tout net:ce fut magique. Plus de rangées de spectateurs, d'écrans interposés,de silhouettes de musiciens incertaines. Non ! La confrontation au(x) talent(s) à l'état pur.
Des musicos complices, des auditeurs attentifs et la fraîcheur d'une soliste que j'entendais pour la seconde fois et qui dédia le dernier morceau du second set à Zaza Desiderio (que vous connaissez tous).
Un beau moment de jazz,vraiment !
                                                      François Jazzbôf


samedi 3 septembre 2016

Une semaine à Marciac 2016

 Jazz in Marciac du 30 juillet au  6 aout

 Cette nouvelle édition du festival mythique de Marciac restera marquée par le contexte très particulier de la menace terroriste sur l'hexagone, qui plaça des patrouilles de militaires et de gendarmes aux points stratégiques de la bastide et parmi la foule de la place, et diminua l'afflux de festivaliers .

Ce qui n'empêcha pas ceux qui étaient venus de revoir le trompettiste Julien Alour (omniprésent) et de faire des découvertes sur la scène du off.  Parmi les plus jeunes musiciens, citons le Clément Daldosso trio qui incluait un régional de Rhône-Alpes en la personne du pianiste Bastien Brison, ainsi qu'Oggy & the Phonics dont le premier Cd ,"Atlas" n'est sorti qu'en 2014.

Excellentes prestations aussi de musiciens confirmés comme ceux du Pierre Christophe Quartet ou encore ceux du Benoît Berthe Quartet dont le leader est lui-même un ancien élève du collège de Marciac et le pianiste discret l'excellentissime Jean Kapsa. (que nous connaissons bien à Lyon).

  Si l'on peut déplorer dans le festival "In" l'hermétisme du dernier opus des frères Moutin qui en firent la présentation à l'Astrada ou la tendance à sombrer dans le grand spectacle de Yaron Herman avec M, voire d'Ibrahim Maalouf, la simplicité et l'efficacité d'un Nicolas Folmer ou d'un Avishaï Cohen font encore une fois mouche.
 
En résumé un très bon cru que nous fêtâmes dignement par une inoubliable dégustation d'Armagnac.

 JAZZBOF FROM X ROUSSE

Et puis à l'angle d'une rue une chanteuse et ses deux acolytes nous gardent scotchés sur le bord d'un
trottoir cette année c'est Vanina De Franco qui nous à séduit et que nous aurons l'opportunité de revoir à Lyon ...normalement.
Un festival c'est toujours un mélange de confirmations de déceptions et de découvertes.  Du cru 2016 de Marciac je garderai: Nicolas Folmer dans sa formule "Horny Tonky" Benoit Berthe Quartet et Vanina bien sûr.

JaZZmarc

Nicolas Folmer : Marciac 2016 le In


Benoit Berthe Quartet : Marciac 2016 Le Off
 


Vanina De Franco : Marciac 2016 Le Off du Off



dimanche 24 juillet 2016

JAZZ à Vienne 2016 et après ?

Du 28 juin au 15 juillet à Jazz à Vienne

Les couchées de soleil sur les pierres chaudes du théâtre antiques, c'est fini pour cette année;
alors est ce que c'était un bon cru ?

On peut grimacer sur certains choix de programmation pas très jazz, nous avons eu tout de même de belles soirées au Théatre antique: Maalouf, Soirée Chet, Scotfield/Melhdau/Guiliana/ Mac Laughlin et j'en passe

Sur les scènes gratuites nous avons eu de jolis plateaux: Iro Rantala, Roberto Negro/ Théo Cecaldi ... et à priori l'équilibre économique est atteint cette année : Bonne nouvelle donc pour l'avenir du festival et pour nous les amoureux du jazz.

"L'année prochaine je prends des congés pour en profiter plus" ça c'est ce que je me dis tous les ans,
..un jour j'y arriverais!

Jazz à Vienne c'est fini et après ?
... et si on allait à Marciac maintenant pour ne pas perdre la main.
YES !

JaZZmarc




Youth: de Paolo Sorrentino : Un Hymne à la beauté et à la gloire du cinema et de la musique

"Youth" le dernier film de Paolo Sorrentino  est un hymne à la beauté et à la gloire de la musique et du cinéma !

Ce n'est pas ce que j'en avais entendu à sa sortie dans les salles, aussi c'est  avec une agréable surprise et avec un certain retard que j'ai récemment vu ce film  que j'ai trouvé tout simplement magnifique.

La recherche de la beauté est une signature,
chaque plan est léché et la bande son est un enchantement.

Deux amis octogénaires ayant eu beaucoup de succès dans leur vie professionnelle l'un a été chef d'orchestre l'autre  metteur en scène se retrouvent dans un centre de vacances Suisse haut de gamme où les célébrités s'y retrouvent: Maradona, Miss Univers ( rien que ça !)


L'histoire avance autour de l'apathie supposée  d'un des 2, mais l'histoire est secondaire dans cette oeuvre, l'essentiel se trouve dans les scènes "inutiles" au déroulement de l'histoire : les rèves, les fantasmes, les souvenirs réels ou reconstruits.

La bande originale a été concoctée par un amoureux de la musique,
- première surprise une reprise d' un morceau du groupe Yes  "Onward" sur l'album Tormato ( composée par le regretté Chris Squire)  interprété ici par le chanteur américain Mark Kozelek. L'intro à la guitare sèche est très largement allongée dans la film jusqu'à l'enivrement.
- David Byrne et Elliot Murphy figurent aussi dans la BO.
- et puis le compositeur fétiche de Paolo Sorrentino, David Lang signe ici quelques perles jusqu'au concert final qui nous laisse pantois.  
           
Nul présence officielle de jazz ici, ou peut être est il partout, dans la liberté que prend le metteur en scène avec son projet artistique : Pas de cheminement linéaire, des surprises à tous moments, et des compostions originales plus qu'aventureuses.

JaZZmarc

David Lang: "Just"


David Lang: "Simple song"

Mark Kozelek: "Onward"


lundi 18 juillet 2016

NOX.3 à Jazz à Vienne

Le mercredi 13 Juillet à Jazz à Vienne
Un des moyens pour passer de la scène Cibèle à celle du Théâtre Antique de Vienne c'est de gagner le Tremplin RéZZo; c'est le cas pour le trio NOX.3 vainqueur du tremplin 2015 qui entre ce soir sur scène en ouverture de  la soirée "All Nigth Jazz". Un p'tit coup d’œil vers l’immensité du public Waoouuh ça doit être impressionnant et grisant la première fois.

A l'entame du concert d'ailleurs les doigts collent un peu au piano sur un rythme tout de suite très rapide; il ne faudra pas longtemps cependant pour que ces 3 jeunes déroulent sans complexe leur vision du jazz moderne.
Il convient de prononcez "Nox Point 3" comme une nouvelle version d'un programme informatique,
et c'est bien une version actualisée du jazz qu'ils souhaitent nous proposer, un jazz teinté d’électronique dont l'organisation des compositions est toujours audacieuse et complexe sans renier la musique qui les a bercés: du Jazz mais aussi du rock et de l'électro.
Depuis l'année dernière le groupe semble plus homogène et leur singularité plus affirmé.
 Ils ont depuis publier leur deuxième album " Nox Tape" qui constitue la majorité du répertoire du soir.
 
Créatifs dans la recherche de sons ils ne cèdent pas à la facilité pour ce set, et lâchent leur coup avec quelques espaces d'improvisation convaincants.
Vue de scène : merci Rémi Fox pour la photo Facebook

Un seul petit bémol cependant c'est toujours la perception de quelques passages à vide...ou alors c'est moi ?

Les boucles enivrantes faites à la main et propices aux envolés des solistes sont dignes de quelques autres chercheurs du jazz que sont des ensembles comme Portico Quartet ou Nik Bartsch Ronin. 


C'est tout à l'honneur du festival Jazz à Vienne que de mettre en lumière sur la grande scène des empêcheurs de jazzer en rond qui sont l'avenir de la musique que nous chérissons, le Jazz : une musique qui avance !
        
JaZZmarc
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Rémi Fox : saxophones  / Matthieu Naulleau : Clavier / Nicolas Fox : Batterie + electro pour tous





mardi 12 juillet 2016

Yael Naim à Jazz à Vienne du coeur et des choeurs

Une journée parfaite à Vienne ça pourrait se terminer avec un concert de Yael Naim au théâtre antique sous un ciel étoilé,
un concert centré sur les voix, d'abord celle de Yael puissante et intime à la fois, mais aussi celle de ses  choristes qui sont très présents dans ce spectacle.
C'est le troisième album sorti l'année dernière que nous présente Yael Naim et son compagnon de ville et de scène David Donatien : "Older"
"Older" pour eux c'est le fait d'être désormais assez vieux pour perdre des proches mais aussi pour donner la vie ils sont depuis peu parents d'une petite fille.
L'album est une suite de hit potentiels dont certains nous sont déjà familiers comme "dream in my head" ou "Cohard".
Pour ce dernier sur scène elle est d'abord seule au piano puis les chœurs interviennent et ça ressemble à un requiem, un moment de communion, la chanson illustre la peur de devenir quelqu'un d'autre ; ....how did i become Coward
J'ai retenu aussi "ima" qui veut dire maman en hébreu c'est une berceuse composé pour leur fille moitie en hébreux et moitié en créol jolie illustration du métissage de leur couple.
Yael Naim a tenté et réussi une prouesse au théâtre antique, celle de s'improviser chef de chœur et de diviser les spectateurs en trois pupitres différents pour l'accompagner dans une de ses chansons, un jolie moment de complicité même avec une "salle " aussi imposante.

Une version "revisited" de l'album est déjà sortie avec quelques invités prestigieux,notamment  une version de "Cohard" enregistrée avec Brad Melhdau au piano.

Paradoxalement Yael Naim semble fragile et inquiète alors que sur scène elle démontre une assurance sans faille et un cœur gros comme ça.

Ce spectacle est déjà bien rodé il va les emmené prochainement au Canada et au Japon c'est effectivement une musique qui semble universelle avec en plus des paroles en anglais.

 Yael Naim était déjà sur la même scène mercredi dernier pour le projet "autour de Chet" où elle était tout à fait à son aise; alors peut être la révérons nous ici avec un projet purement Jazz.

A perfect day
JaZZmarc
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Lunatic Toys à Cybèle

Le Samedi 9 juillet Jazz à Vienne Scène de Cybèle

La grosse claque de la journée est venue d'où on ne l'attendait pas forcément, un groupe de la région Lunatics Toys qui se produisaient à Cybèle en milieu d'après midi.

Pour ceux qui s’attendaient à écouter du jazz de salon tranquillement sous la bâche ont du opérer un repli stratégique,
 car sur scène les Lunatic Toys avaient décidé de taper fort au sens propre et au figuré.
A l'entame du set on se dit que c'est un peu  rugueux et pas du tout lunaire comme pourrait le laisser penser leur nom et puis rapidement on se rend compte que non c'est juste une musique totalement déjantée sous influence Rock psychédélique brutal et c'est décoiffant et euphorisant.

Le jeu au synthé de Alice Peret est minimaliste il pose une ambiance et relance les autres protagonistes,  c'est le batteur Jean Joly qui fédère très souvent la structure du morceau alors que le saxophone de Clement Edouard  balance ses joutes torturées. 
Le tout donne une musique puissante, hypnotique et profondément urbaine.

Pour le coup le changement est total le groupe ici refuse totalement la mélodie,
 j'ai penser à l'ensemble Cinematic Orchestra  pour le côté création de tableaux cinématographiques electro-jazz, ou à un Phillip Glass sous acide.

C'est dans tous les cas une musique contestataire de grands malades mentaux...
mais qu'est ce que c'est bon.

A perfect day
JaZZmarc
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Alice Perret : Claviers / Jean Joly: Batterie / Clément Edouard: Saxophone


HoneyJungle trio à Cybèle

Le Samedi 9 juillet Jazz à Vienne Scène de Cybèle
Une journée parfait à Vienne ça pourrait commencer à 16h, où la scène de cybèle sous la chaleur accueille une musique de club avec le trio roi du jazz : piano, basse batterie

Ces trois là sont venu de Saint Étienne.
Les membres du trio Honeyjungle  souhaitent que leur jazz suive une ligne pop avec une mélodie identifiable facilement  et ça groove pas mal leur affaire.

1 zeste de synthé, une petite rythmique  qui s'installe doucement, le contrebassiste fait décoller son solo avec son archer ça pourrait être une composition du fameux trio suédois EST mais c'est une de leur création: "Les sœurs chimistes"
Un détournement tortueux et nerveux d'un morceau de Niravana et c'est "Kurt Radio" morceau très réussi du groupe

Nous voilà en très bonne compagnie pour commencer la journée!

Le trio Honeyjungle a déjà 2 album à leur actif et  si vous les avez raté il seront fin juillet au festival du Crescent de Macon

JazzMarc
Camille Mouton (piano) /Jeremy Magand (basse) / Francis Decroix (batterie)

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