Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


lundi 13 février 2017

Electrophazz au Jack Jack

Le jeudi  9 février au Jack Jack.

Electrophazz  a 10 ans et ce soir au Jack Jack ils ne sont pas peu fiers de présenter leur troisième album "Electric city".
  
Le groupe a de grosses ambitions et met beaucoup de moyens et d’énergie dans ce nouveau projet.
Ils seront jusqu'à 10 sur scène en comptant tous les chanteurs et les 3 soufflants.  

La composition du groupe a évoluée autour du noyau dur depuis les débuts, au fil du temps et des nouveaux projets.
Ce soir, Keven Smith,  un rappeur américain, est très en avant; dommage ce n'est pas forcément ce que je préfère pour être politiquement correcte, et Trump n'a rien à y voir.
Le concert a un peu de mal à décoller me semble t'il, les cuivres sont un peu timide, le batteur un peu simpliste derrière les vociférations du rappeur.
Et puis chacun des membres trouve ses marques et toute l'originalité et la richesse du groupe se déploie : Un jazz funk Soul efficace et lumineux.
David Marion en grand sorcier du projet, qui assure la majorité des compositions, impulse son groove derrière ses claviers, il est soutenu dans cette tache par les deux magnifiques chanteuses Célia Kaméni et Thaïs Lopes de Pina qui transmettent leur enthousiasme à un public conquis.

Les compositions sont souvent propices à faire bouger les popotins, mais d'autres comme "love is my choice" nous prennent aux tripes; Celia est au chant principal  accompagnée simplement par le saxophone: tout va bien !  

En invité presque surprise le rappeur Nota Bene  interviendra pour quelques morceaux et à chaque fois avec beaucoup d’efficacité et de succès.

Le nouvel album  "Electric city" sera disponible le 24 février nous lui souhaitons beaucoup de succès et un belle tournée à Electrophazz.

Avis aux amateurs (et j'en connais) le Jack Jack propose désormais des apéro-jazz un mercredi par mois de 19 à 21heures sous la thématique " About Jazz and Wine": un moment pour déguster du vin et écouter du jazz. What else ?
http://jackjack.fr/concerts/

JaZZmarc
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Tim Campanella (batterie), Yann Phayphet (Basse), David Marion (claviers), Antoine Viallefont (sax alto/soprano), Jean-Alain Proviste (sax ténor), Thaïs Lopes de Pina (Chant), Célia Kaméni (Chant), NotaBene (Rap),  Keven Smith (rap), ?(Trompette )


Loop Deluxe au Jack Jack


Jeudi 9 février au Jack Jack à Bron.

Le Jack Jack a su attirer du monde un jeudi, soir de pluie, en donnant une carte blanche au groupe ElectroPhazz qui lui a choisi pour ouvrir la soirée le duo Loop Deluxe.
C'est un duo original qui associe la belle voix de Lisa Caldognetto à la guitare basse 6 cordes de Cristophe Garaboux  et à quelques assistants électroniques.

Dans la lignée d'un Tuck and Patti des temps modernes Loop Deluxe reprend quelques chansons pop du moment des Maroon Five ou de katy Perry dans un univers personnel ou se mêlent le jazz et l' électronique.
Mais le duo nous livre aussi quelques compositions de Christophe Garaboux d'un très bon calibre comme " Just do it now"; le titre cogne comme une standard Funky.  
La grosse maitrise de leur compagnons électroniques permet de garder la fluidité d'un concert acoustique avec une multitude de possibilités. Les loop se superposent, ainsi on peut passer d'une chanson intimiste voix/guitare à un groupe de choristes avec batteurs et nombre de guitares.
Une mention spéciale pour la repris de Rihanna " Diamond", que Lisa reprend à son compte avec beaucoup de talent, en la transformant en balade tendre sans aucune surenchère vocale.
    
Le groupe est a découvrir sur internet ou en écoutant leur récent EP; mais mais ...rien ne vaut la scène
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Christophe Garaboux/basse/ loop et Lisa Caldognetto chants/loop

JazzMarc

vendredi 27 janvier 2017

Terez, Roger et le St Georges

Cela pourrait être le titre d'une belle histoire d'amour. Roger qui n'est ni musicien ni amateur de Jazz découvre Terez Montcalm il y a 10 ans à Avaulx Jazz (et nous y étions aussi avec le redac chef, je me souviens encore de cet étonnant Voodoo Child) , de là naquit une passion pour le Jazz qui le conduira  à ouvrir plus tard le club St Georges, il y a 5 ans.

Aujourd'hui Terez est la marraine du St Georges et pour l'occasion nous a gratifié de 2 sets ce samedi 21 Janvier à 19 h et 21h devant 2 fois 45 personnes , quel bonheur ! "Une salle comme il y en existe plus à Québec " nous confie Terez, du "Jazz comme dans les Années 50" . Elle se présente en trio, exit la batterie et le clavier, "c'est bien aussi, plus chaleureux" et quelle surprise de voir Christophe Walleme à  la contrebasse. Sans doute un de nos meilleurs contrebassiste (regretté Prysm... ) au jeu fluide et élégant . Je l'avais laissé sur son bel album Time Zone, et c'est un vrai plaisir de le retrouver ici au côté de Jean-Marie Ecay à la guitare Jazz. Un virtuose que je ne me souviens pas avoir vu, il enfile les notes comme il respire pour envelopper le chant de Terez si caractéristique et généreux mais ne rechigne pas à  lâcher un blues sur Voodoo Child ( et oui elle nous la refait...)

Quand à Terez elle aime la chanson française on le sait, ses albums en sont parsemés , elle attaque avec deux titres de son nouvel album, Quand on s'aime (Aznavour) et la belle vie (Sacha Distel) puis un Black Trombone bien trempé. Il n'y a pas de batteur mais la batterie est là et Roger ne résiste pas à venir jouer des balais comme il aime bien le faire. Pendant qu'il s'installe Terez nous raconte avec son bel accent qu'elle a " mangé la pizza tantôt avec Roger", My baby just cares for me, Terez lui a fait un beau cadeau.
Puis nous aurons "Les feuilles mortes ", "Love " et  "Docteur" la version de Fever par Nougaro. Un hommage  à Shirley Horn  sa chanteuse préférée et enfin en rappel  Ashes to Ashes , un autre hommage sans doute.
Nous retrouvons ensuite Terez à l'étage pour les dédicaces, accessible et sympa, une belle marraine pour ce lieu que j'apprécie de plus en plus. Elle pourrait revenir une fois par an parait-il mais chut n'ébruitons pas.
Bonsoir Roger, et merci pour cette belle histoire.
JC JazzBof

dimanche 18 décembre 2016

Trio Barolo à l'Amphijazz

Le 17 samedi décembre 2016 à l'Amphijazz
Prendre comme nom celui d'un cépage piémontais, c'est déjà un bon signe.

Associer deux instruments rares en jazz ( le trombone de Francesco Castellani et l'accordéon de Rémy Poulakis) qui s'appuient sur un rythme de contrebasse (sculpté par Philippe Euvrard), c'en est un deuxième.

Inviter un guitariste lauréat du European Guitar Award en 2009(Kevin Seddiki) et un percussionniste multitâche (Antony Gatta), c'est le troisième .Cerise sur le gâteau , Rémy a aussi une voix, et quelle voix, entre la diva et le ténor.Bref ! On se retrouve quelque part entre Nino Rota et Astor Piazzola, ou encore entre Ennio Morricone et Mikis Theodorakis, sans oublier Puccini et sa célèbre Tosca.
C'est mélodieux et rythmé, c'est de la musique du monde méditerranéen, c'est de l'impro jazzy , c'est tout cela à la fois.
Le public ne s'y trompe pas, attentif pendant les morceaux, enthousiaste quand il applaudit. Chaque morceau a une histoire (et chaque histoire a son morceau comme le dit Philippe Euvrard). Celle qui m'a le plus enchanté est celle de Mike P., mais je vous la raconterai une autre fois.

                            François Jazzbôf

samedi 17 décembre 2016

news from jazzosphere: Benhammou,Victor Bailey et... Chet


Mourad Benhammou , notre batteur fétiche , est en plein boum: ma cousine a assisté au concert qu'il a donné dans l'Hérault avant de jouer sur Paris, et c'était ,selon elle, fort bon (ce dont nous ne doutons pas !).
Il sort un CD avec son Jazz Workers Quintet sur lequel Jazzmag (n°690) ne tarit pas d'éloges.


Par contre l'excellent bassiste Victor Bailey, qui m'avait valu une certaine popularité quand je l'avais fait découvrir à certains d'entre nous, est mort.
J'écoute en écrivant ce texte son CD de 2001,"That's right", sur lequel il joue avec (excusez du peu) Bil Evans (le saxophoniste), Omar Hakim, Bernie Maupin , Jim Beard et Dean Brown.Encore un qui va taper le boeuf au Paradis avec Miles et consorts.


Enfin, puisqu'on parle d'une joyeuse confrérie de morts, Chet Baker va revivre le 11 janvier sous les traits d'Ethan Hawke dans le film "Born to be blue". Et en tant qu'inconditionnel du trompettiste californien, moi ,je vous dis, rendez-vous au ciné début janvier ! Car il semblerait que ce film soit  une réussite !

   A bon entendeur ...
                         François Jazzbôf (from X Rousse)

mardi 8 novembre 2016

Lettre à Macha Gharibian après "Trans Extended"

C'était un soir au club,
un soir d'octobre 2013, c'était au Hot club d'ailleurs, où j'avais décidé d'y passer une tête.
Oui c'est ce soir là où je vous ai vu et entendu pour la première fois Macha Gharibian, vous présentiez alors votre premier album " Mars" et sous le charme je fus rapidement ce soir là en pensant déjà à la belle histoire à venir. (voir ici)
Sous le charme je suis aujourd'hui à l’écoute de votre deuxième opus "Trans Extended" avec lequel vous transformez cet excellent premier essai que fut "Mars"

J'ai entendu que "Trans" est un préfixe que vous aimez beaucoup; il colle effectivement à l'ADN de votre musique qui se veut transverse. Elle est fondée sur de fortes racines arméniennes , une formation initiale à la musique classique, l'amour du jazz et une ouverture au monde. Elle vient d'Erevan, de New York en passant par Paris...alors forcément votre musique nous transporte.

En vous écoutant bien sûr je pense au Jazz oriental de Tigran Hamassian de Aziza Mustafa Zadeh voir même de Avishai Cohen, on pourrait être en moins bonne compagnie, cependant la concrétisation de votre vision de la fusion tradition/pop/jazz/classique vous est toute personnelle.       
Votre nouveau projet est fort ambitieux, Macha, vous permettez que je vous appelle Macha ! le premier cercle de musiciens autour de vous au début s'est élargi; on entend désormais des instruments à vent Saxophone, trombone, clarinette et même un Kaval (une flute traditionnelle venue des Balkans), un deuxième batteur a même été intégré, c'est ce qu'on appelle se donner les moyens de ses ambitions.  
L'album "Trans Extended" s'ouvre sur "I who have nothing", d'abord un piano et une voix, la votre, tout en lenteur avec un léger écho, puis entrent les nappes de guitare atmosphériques de David Potaux-Razel, la basse est déjà là quand le trombone s'en mêle et enfin le saxophone pour un majestueux final. Le voyage Trans-musical a commencé!  
Suivra "M train" un instrumental accompagné de quelques vocalises d'où s’envolera un solo remarquable au saxophone soprano d'Alexandra Grimal
Des climats forts différents s'enchaînent ensuite avec une étonnante cohérence. 
Après avoir cru entendre  la guitare de David Gilmour dans "There was a child";
il semble que nous soyons invités à un mariage dans les Balkans avec "Saskatchewan" puis nous filons au club  pour "Mount Kuruma" entre musique de chambre et club de jazz around midnigth....

Votre musique invite au partage Macha !

Un aveu Macha : je crois que je  suis amoureux ...de votre musique. 

JaZZmarc

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Macha Gharibian : Piano, Fender Rhodes,Wurlitzer et Vocal /  David Potaux-Razel : Guitare / Théo Girard : Contrebasse / Fabrice Moreau : Batterie / Alexandra Grimal : Saxophones Soprano et Tenor , Vocals / Matthias Mahler : Trombone/  Dré Pallemaerts : Batterie, Kanjira / Tosha Vukmirovic : Kaval, Clarinette, Saxophone



mardi 25 octobre 2016

le dernier opus de Nicolas Folmer : Horny Tonky Expérience

Souviens-toi,Jazzbôf, de la première fois que nous écoutâmes ce trompettiste à l'amphijazz en sideman de Stéphane Huchard (26 mars 2003), puis quand nous le revîmes au Bilboquet à Paris (en janvier 2006).
Déjà nous admirions le musicien. Et aujourd'hui, le même homme nous gratifie d'un C.D. qui reprend les morceaux que nous avons entendus à l'Astrada de Marciac cet été (2016, dix ans déjà!).

Et ce "Horny Tonky Expérience", suite du non moins réjouissant "Horny Tonky" de 2015, est un cadeau de l'Olympe des trompettistes, celle où siègent Miles, Chet, Clifford et tant d'autres.

"Safari" permet de retrouver les impros au clavier de Laurent Coulondre et la rythmique formidable de Damien Shmitt (pour l'instant le batteur qui m'a le plus impressionné).

"Eagle dream" permet d'apprécier Nicolas à la trompette bouchée.Sur "Pangea" Olivier Louvel fait un solo confondant. Et le bien-nommé "From Cirrus" vous fait planer (c'est un morceau qu'on espère voir jouer le jour où notre âme montera au ciel, à moins qu'elle ne s'écrase en enfer).

Bref ! Un bon moment vous attend à l'écoute de cet opus. Et je n'ai pas encore mentionné "Waddle", "Freedom Nature" et surtout (rappelez-vous, vous qui étiez à Marciac ce 31 juillet 2016 ) ce titre extraordinaire :"Take the DeLorean".

Bref! Folmer, c'est fou ! Ne le ratez sous aucun prétexte. Dommage que l'ensemble de l'enregistrement dure moins de 40 minutes...
                         François Jazzbôf

lundi 24 octobre 2016

Get The Blessing au Théatre de Vienne : ENORME !

Le mardi 18 au Théatre de Vienne.

Pan! En voici une claque magistrale pour ce concert "so british" des Get the Blessing!  
Dans le cadre du festival Rhino Jazz(s) ils étaient annoncés à grand renfort de comparaisons élogieuses qui sentaient bon le marketing aux gros sabots
 Que nenni ! bien nous en a pris d'aller vérifier sur place.


Le 4 fringants musiciens en costumes sombres et chemises blanches nous ont retourné la cervelle pendant plus d'une heure et demi avec une efficacité démoniaque.
Le quartet Get The blessing est constitué de 2 musiciens venus du rock et 2 du jazz, ces 4 la ont inventé un  jazz résolument moderne, une fusion originale et inclassable loin de ce que nous entendons quand nous évoquons habituellement le Jazz Rock.

Jim Barr à la basse et à la guitare et Clive Deamer à la batterie sont notamment connus pour œuvrer au sein du groupe Portishead ils sont ici accompagnés par le trompettiste Pete Judge et le saxophoniste Jake McMurchie
Leur musique complexe, puissante et élégante est encrée dans la modernité elle s'est nourrie de trip hop, d’électro et de hard rock et se revendique quand même héritière d' Ornette Coleman un des précurseur du free jazz dans les années 50.
Cette musique hybride se révèle entêtante et addictive , les séquenceurs électroniques et les effets de son même utilisés avec parcimonie participent grandement à la sensation de modernité du projet et à la richesse des sonorités proposées.
Le groupe est très équilibré, cependant j'ai été bluffé par le jeu de Clive Deamer à la batterie qui doit avoir plusieurs cerveaux pour une telle efficacité dissymétrique et une telle créativité instantanée.
        
C'est dans ce petit écrin douillet du théâtre de Vienne que quelques privilégiés ont assisté à ce très bon concert où les  "Get The blessing" ont déroulé essentiellement des morceaux de leur dernier album sorti en 2015 "Astronautilus",
je l'écoute depuis en boucle, aussi je garanti l'effet addictif des titres comme "Carapace" ou " Cornish native".

Ces messieurs en costumes reviendront à Vienne nous ont ils confié, certainement en été alors ?:-)
 cette fois nous sommes prévenus et viendrons plus nombreux.

JaZZmarc
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mardi 18 octobre 2016

Electro Deluxe présente Circle au Radiant

Le Mercredi 12 octobre au radiant.
Le Radiant reçoit en deuxième partie de soirée le fameux groupe Electro Deluxe qui présente son nouveau LP : Circle

Electro Deluxe groupe français est né en 2001 sur des fondamentaux Electro jazz et sous l'impulsion d’excellents musiciens. Il a beaucoup évolué depuis ses débuts cherchant des nouveaux champs d'expérimentation en flirtant notamment avec le hip-hop et le RnB.
Depuis l'arrivée du chanteur américain James Copley il y a 6 ans au sein de la formation Electro Deluxe le projet s'est quelque peu... "Industrialisé"
Ce soir au Radiant  la grosse machine est de sortie.

Selon le bon docteur Jazz RA:
Nous avons assisté à un spectacle très professionnel, doté d'une sono et un d'un jeu de lumière exceptionnel; le public a d'ailleurs manifesté un enthousiasme débordant.   

Selon le facétieux Mister Jazz:
Au premier morceau le public a été invité à taper des mains, au deuxième il a fallu crié en levant successivement les bras; puis décidément les spectateurs assis au fond n'étaient pas très démonstratifs...
Un bonimenteur américain qui fait le show avec un orchestre De Luxe voilà ce que j'ai pensé en enlevant mes boules Quies et avant de partir.

Ce ne sera pas ce soir que nous ferons l'unanimité alors ?...et c'est tant mieux.

JaZZmarc
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Thomas Faure (saxophone et programmation) Jérémie Coke (basse), Arnaud Renaville (batterie), Vincent Payen (trompette), Gaël Cadoux (claviers), Bertrand Luzignant (trombone) et James Copley (chant).

Abigoba au Radiant

Le mercredi 12 octobre au Radiant.
Une soirée très "electro jazz" ce soir au Radiant de Caluire, avec pour ouvrir les hostilités le groupe Abigoba, natif de la région, qui existe depuis plus de 15 ans et que pour autant on ne voit pas très souvent sur nos scènes ... on le regrette !
Le séquenceur est lancé pendant que le band se met en place et progressivement tous les musiciens intègrent le tempo pour nous délivrer un premier morceau très Nu jazz (entendez New Urban Jazz) bien chaloupé qui nous met en bonnes conditions pour capter notre attention.

L'homme au chapeau et aux claviers, Jean-Luc Briançon, l'âme du groupe, nous dira peu de chose ce soir car le set va être très court, ça il nous l'annonce très vite par un lapidaire: "On joue, on ne parle pas, c'est un concert éclair ce soir ! ".
Effectivement il ne durera qu'une demi heure qui est passée très vite, juste le temps de nous mettre en jambe, de nous vider de quelques tensions de la journée et tchao !
...juste le temps d'apprécier la qualité des compositions et des arrangements très Jazz Funk virant au lounge expérimentale à certains moments,
...juste le temps d'être en apnée pendant quelques envolées musicales, notamment sur un duo  batterie et percussion très convaincant  emmené respectivement par Yann Van Eijk et Franck Boutin-Albrand, ou pendant les solos de trompette aériens de Raphaël Minfray.
Trois morceaux seulement ont permis d’accueillir la chanteuse du soir la talentueuse Muriel Gigan et on en aurait largement écouté davantage.
Rassurons-nous tout de même, le groupe annonçait lors de cette soirée la sortie d'un nouvel album "Quantum Jazz Collapsing"avec 7 titres dont 2 nouvelles compositions et des reprises de morceaux déjà enregistrés notamment sur le très bon  "Fragments of Human Words and Voices" paru en 2012, de quoi donc prolonger le plaisir.

Abigoba accueille régulièrement des invités sur ses albums, on retrouve dans le dernier quelques fidèles comme Erik Trufaz ou China Moses, on croise aussi dans certains de leurs enregistrements des artistes locaux comme la saxophoniste Nora Kamm ou la chanteuse Marinne Pelligrini;
 nous sommes en bonne compagnie ! 

JaZZmarc
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Raphaël Minfray (Trompette, Bugle )/ Yann Van Eijk (Batterie) / Terence Vincent (b) / Franck Boutin-Albrand (Percussion) / Jean-luc Briançon  ( Clavier)


Extrait de "Fragments of Human words and voices" avec au chant  Marine Pellegrini, Hawa  et China Moses