Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


jeudi 22 juin 2017

Fête de la musique ? Non ! Fête du bruit

21 juin 2017 à Lyon

Fête de la musique. Exceptionnellement, je fais une sortie sur mon quartier, la Croix-Rousse. Déception. Les musiques proposées ne sont pas toutes de qualité: pour certains bars, un type devant sa sono qui reprend en play-back quelques tubes, c'est de la musique !

Autour de la place de la Croix-Rousse, trois batucadas (pas moins) font trembler les murs dans un périmètre de 200 mètres de côté. Je redescends le boulevard: voilà deux orchestres de rock qui empiètent l'un sur l'autre, séparés par un DJ qui fait tourner ses platines !

Un peu plus bas, au bar des 7 marches, une fille seule avec une guitare met tout son coeur à chanter. Mais elle est bien seule.
Encore plus loin, un autre groupe reprend des succès du répertoire français: "Amsterdam"de Brel," Emmenez-moi" d'Aznavour, etc. Au moins, le public participe.
J'avance encore. Rue Chazière, dans le parc, un chanteur de reggae sur une sono fait danser des badauds. Les basses font vibrer les arbres.

C'est ça, la fête de la musique ? Fête de la cacophonie plutôt. Quand est-ce qu'un vrai mélomane prendra la direction de l'opération, exigera que seuls des musiciens soient autorisés à participer, fixera des distances raisonnables entre les groupes pour qu'on puisse les entendre vraiment ? A qui profite cette anarchie ? Le but est-il de faire entendre de la bonne musique ou de vendre des litres de bière et de coca ?

 J'en ai marre. Je rentre chez moi et je me mets un disque, un vinyle, un bon : Chet Baker "Alone together". Voilà de la musique !

                                        JazzBOF ( je le revendique) from X Rousse

samedi 27 mai 2017

Cyril Mokaïesh et Giovani Mirabassi : Naufragés

L' écorché vif et le jazzman;

Cyril Mokaïesh ce chanteur atypique, accroché au réel, qui chante "utile", toujours prêt à lever le poing (le gauche de préférence)  pour défendre des idées ou luter contre des injustices;
quand il ne brandi pas le drapeau ( rouge plutôt) aime à partager les mots et les mélodies d'autres écorchés de la vie qui sont passés à côtés des spot-lights.

Pour ce projet il a trouver un autre poète, du jazz celui ci, un pianiste subtil et délicat, Giovani Mirabassi, amoureux lui aussi de ces "naufragés" de la chanson  française, artistes "à cœur ouvert"que la vie n'a pas toujours épargné et qui n'ont pas toujours trouvé le succès qu'ils méritaient.     
J'ai découvert cet album sorti en 2015 récemment, et je suis resté un peu coincé quelques temps, à écouter d'abord les textes portés par Mokaïesh comme ses propres bébés, à réécouter ensuite uniquement pour les vagabondages inspirés du pianiste et puis à réécouter encore ...pour rien, juste pour rester en bonne compagnie.
Alors puisque le plaisir est plus grand lorsqu'il est partagé : Voilà je partage avec vous!

Parmi les naufragés retenus on trouve des types que j'adorais déjà:
- Pierre Vassiliu dans un registre qu'on lui connait peu:  "Parler aux anges"
- Mano Solo avec le magnifique : " Les enfants rouges"
"Adieu beauté je saigne encore de ma bêtise
Et j'ai beau essorer mon âme
Qu'il en coule toujours le jus de nos méprises"

- l'émouvant Phillippe Léotard : " Poor lonesone piéton" 

 et d'autres que j'ai découvert
 - Jacques Debroncart : " écoutez, vous ne m'écoutez pas"
"D'abord écoutez moi.
D'après vous, est-ce que c'était mieux avant, il y a trois siècles, ou quatre, quand on savait vivre et se battre ?
Quand on avait pas tué Dieu."

- Bernard Dimet : "Chanson pour terminer"
"...avant d'aller sauter, bon dieu, par ma fenêtre,
pour aller jusqu'au bout des risques du métier"

Cyril Mokaïesha a sorti récemment un nouvel album de compositions cette fois "Clôture", toujours au bord du chaos, il l'a présenté déjà au radiant le 8 avril en petit comité; c'était bon!
vous avez une deuxième chance aux nuits de Fourvière le 25 juillet.

 "...j'ai grave besoin de dessiner un mouton! "  Cyril M.

JazzMarc Maux




Pour l'écouter sur Deezer

http://www.deezer.com/album/11150738?utm_source=deezer&utm_content=album-11150738&utm_term=1812449_1495903261&utm_medium=web



vendredi 26 mai 2017

Pierre de Bethmann à l'amphi ou Clémentine Vacher

Samedi  12 mai à la clef de Voute
et Jeudi 18 mai à l'Amphi Jazz

Le passage de l'excellent Pierre de Bethmann en quartet à l'amphi fut l'occasion hier de faire une comparaison avec un petit club privé local, je veux bien sûr parler de la Clef de Voûte où j'avais passé la soirée de samedi dernier à écouter une chanteuse , locale elle aussi, Clémentine Vacher et son Ella Quintet.


Le répertoire était dans les deux cas constitué de standards. Bien entendu la virtuosité des musiciens faisait pencher la balance du côté de l'amphi.
Mais l'ambiance dans la salle était nettement plus froide sous l'opéra que dans la cave voûtée de la place Chardonnet.
Question de moyenne d'âge du public ? Sans doute.
De chaleur soporifique ? Peut-être aussi.
De cadre ?
Clémentine Vacher
Notre pianiste préféré insista sur l'historicité du lieu pour le jazz ( il est vrai que la première fois que je l'avais vu, c'était en sideman de Stéphane Huchard en 2003, quatorze ans déjà !), il y enregistra une session live de la reformation du groupe mythique Prysm, il y revint en différents équipages (entre autres les frères Moutin) et hier, il rassemblait Sylvain Romano à la contrebasse,Tony Rabeson à la batterie et Mark Turner au sax.
Du beau monde, reprenant entre autres Miles Davis, John Coltrane ou Wayne Shorter ! Mais d'où venait alors cette langueur monotone...

                                                                                        
  Jazzbôf from Red Cros

samedi 6 mai 2017

Stephane Vincenza and Co: Quand on aime, on ne compte pas !

Le samedi 29 avril à la clef de voute

 Retour à la Clef de voûte avec Stephane Vincenza au piano, Cedric Perrot et fils à la ryhmique, Bubu au sax et ce soir (29 avril) Hervé Salamone (ce dernier à la trompette, les autres n'ont pas changé d'instrument) pour réviser nos bases, à savoir Clifford Brown, Nat Aderley et autres.


 A chaque fois l'occasion de redécouvrir un classique. Ce soir, ce sera "Killer Joe" de Benny Golson.

Petite anecdote de Stephane sur ce vieux monsieur du saxo devenu parrain du lieu qui était venu en personne jouer sur place. Concert mémorable que j'avais vécu où les intros de morceaux (où ? quand ? comment? pourquoi? ) étaient quasiment encyclopédiques, Mr Golson étant aussi bavard que bon compositeur. A propos de ce morceau, il avait dit que dans toutes les villes des U.S.A., il y avait toujours un type à la sortie du club de jazz nanti d'une belle bagnole, de beaux costards (comme Fillon) et de nanas superbes et qu'invariablement, il s'appelait Joe. Et le standard en question était absolument réussi, Heliodore (le bassiste de quinze ou seize ans) détenant le secret du swing.

Le Rasteau était bon, la concentration maximale et le moment inoubliable. So long, friends !

                                                     Jazzbôf from les pentes de la Croix-Rousse

Gregory Porter au Radiant

Le  jeudi 27 avril 2017 au radiant 

J'ai pas vu ni entendu sur une scène Marvin Gaye, mais hier Gregory Porter a chanté magnifiquement "what's goin'on".

J'ai pas vu ni entendu les Temptations, mais Gregory a fait une version ravageuse de "Papa was a rollin'stone".


Et ce diable d'homme a aussi ses propres compos comme "Liquid Spirit".

Ambiance club années 70, refrains repris par la foule qui danse.

C'était bon, vraiment bon ! 

T'imagines même pas, mon frère !

 Ah si mon père avait pu voir et entendre Gregory Porter...

                                               François Jazzbôf






lundi 17 avril 2017

China Moses au Docks 40

Le mercredi 12 avril au Dock 40

Au cœur du quartier branché de Confluence un nouveau lieu, branché lui aussi, le Docks 40 accueille ce soir China Moses pour un premier Showcase.

Il faudra compter désormais sur le Docks 40 car tous les mercredis Jazz Radio, qui est partie prenante du lieu, proposera un plateau Jazz.
Mes biens chers Jazz-frères mes biens chères Jazz-sœur, réjouissons-nous tous en cœur !
Oui, souhaitons un grand succès à cette initiative qui nous l’espérons attirera un nouveau public vers la musique que nous chérissons.
Un Showcase, c'est court ! le nombre de musiciens est souvent réduit ! et l'environnement n'est pas toujours facile, en l’occurrence ici l'auditoire mange et bois avec force bruit ! ( oui on est très bien accueillis au Dock 40)

China Moses uniquement accompagnée  par Luigi Grasso au piano, dans un premier temps, telle une Show Woman expérimentée gagne la partie dès le premier morceau  "Running" qui ouvre aussi son dernier album "Nightintales" qu'elle est venue présenter ce soir.
La version Show case de ce morceau Soul très nerveux est ici forcément plus intimiste, mais avec une chanteuse aussi percutante il ne perd pas de son efficacité.

Pour son 6 ème album China Moses n'a retenu que des compositions personnelles;  une suite d'histoires vraies ou fausses; des contes qu'elle semble avoir beaucoup de plaisir à interpréter dans son univers entre soul, jazz et funk  

Luigi Grasso, qui est aussi le directeur musical de ce nouveau projet; à repris son saxophone dès le deuxième morceau pour laisser le piano au légendaire Alain Jean-Marie qui a notamment accompagné longtemps la maman de China : Dee Dee Bridgewater
Du haut de ses 71 printemps, Alain Jean-Marie nous donne une leçon d'agilité même si le piano droit qu'on lui a mis à disposition ce soir  n'était pas au mieux de sa forme lui.
Parmi les histoires fausses, China Moses s'éclate avec légèreté en interprétant un morceau qui pourrait faire partie d'une comédie musicale "Blame Jerry".
J'ai pour ma part été très sensible à une histoire qu'elle semble vraiment avoir vécue, sur le thème de l'état de vulnérabilité que peut engendrer le sentiment amoureux  "Whatever", cette ballade sensible aurait mérité une meilleure qualité d'écoute, mais nous assistions seulement à un Showcase, alors il faudra écouter son album ou la revoir sur scène pour un vrai "concert".
"Showcase must go on" quand même.
 

JaZZmarc
Sur jazz-rhone-Alpes.com ce billet et les autres chroniques de la semaine 
      

dimanche 19 mars 2017

Julien Bertrand à la clef de voute

Samedi  18 mars.
Samedi soir à la Clef de Voûte Julien Bertrand nous a présenté sa « nouvelle mouche »  "New flight" fraîchement sortie du pavillon de sa trompette, et  ce n’est pas une Tsé Tsé ! c’est une mouche, comme illustrée sur la belle pochette, aux deux réacteurs bien chargés au Hard Bop et Funk , et nous avons volés très haut  avec elle.

Julien Bertrand est un musicien généreux et sympa et il nous a tout donné ce samedi soir avec son nouveau groupe New Fly : Thibaud Saby au piano /Rhodes à la fluidité remarquable, son intro sur "Uncle Chesnut II" nous a littéralement embarqué.
Uncle Chesnut  est le surnom donné par le fils de Julien au contrebassiste Ardéchois  François Gallix, de retour au pays, l’album a été enregistré à Alboussière. Il s’est bien amusé  avec son compère Arthur Declercq à la batterie offrant une rythmique dynamique parfaite à la trompette éclatante (mon oreille droite bourdonne encore) et au bugle bien chaud de Julien Bertrand.

Julien Bertrand écrit pour les gens qu’il aime, « a lilltle one for a little one » pour son fils (dans la salle), « Blues sister »  pour sa sœur. A part un titre du trompettiste Russel Gunn qu’il nous invite à découvrir et qui semble l’inspirer, tous les titres joués sont ses compos et déjà ça c’est remarquable.
A la mi-temps le temps d’une bière ou d’un St Joseph (soirée Ardéchoise oblige) nous retrouvons les musiciens pour échanger quelques mots,  Julien nous confie toute la difficulté qu’ont les artistes comme lui, sans producteur, à vendre leur musique (sans vendre leur âme). Pas encore un festival à l’horizon pour eux cet été, quel dommage. Quand je pense au bonheur et à la fraîcheur qu’apporte cette musique, les nombreux jeunes présents samedi en témoignent ainsi que tous les festivals qui nous accompagnent toute l’année et de partout dans le pays, je ne suis hélas pas étonné de ce constat mais plutôt du désert culturel où nous entraine les programmes de la plupart de nos candidats politiques.

La deuxième mi-temps sera plus Funky et se terminera avec la visite surprise de l’excellent Vincent Perrier au sax tenor (un habitué lui aussi de la Clef de Voûte) sur une compo de Julien Bertrand encore. Quelle belle soirée.
Dans le Chapeau des artistes chacun glisse une pièce ou un billet selon ses moyens, seule rémunération des musiciens. On peut donner un revenu universel ou préférer offrir des costards. C'est selon.
François Gallix  nous rattrape sur les marches au moment de quitter la place Chardonnet pour nous demander notre adresse email afin de nous envoyer ses dates de concerts  dans la région cet été, l’œil plein d’étoiles. C’est aussi  ça le Jazz.
Salut Julien et bon vent.



JCJazzBof

Enregistrement au Domaine "Le Trouillet "

mardi 14 mars 2017

Christophe Monniot Quintet à l'amphi Jazz

Le vendredi 10 mars à L'amphiJazz de Lyon.

Aujourd'hui Pierre Bouteiller est mort, animateur sur France Inter, il a pendant des années partagé avec gourmandise et enthousiasme son amour pour le Jazz.

"Quoi qu'il en soit" aller écouter le quintet de Christophe Moniot ce soir c'est un peu démontrer que "Jazz must go on".

 C'est la deuxième soirée de sa résidence à l'amphi et le saxophoniste a réuni ce soir autour de lui une espèce d'équipe de rêve du jazz moderne français.
Franck Vaillant à la batterie prend la direction des opérations dès le début du concert, c'est lui qui va structurer le premier mouvement du premier morceau, et il fait feu de tout bois depuis son poste de pilotage: casserole, feuilles en plastique, clochettes et j'en passe; pendant ce temps ses acolytes ont tout loisir de vagabonder sur un thème mener tambour battant ( plutôt batterie battante et vaillante même)
Ouff, le morceau va durer 20 minutes et il donne le ton de la soirée : de la haute voltige
La composition de Christophe Moniot "serait" un détournement du "Quatuor pour la fin du Temps" d’Olivier Messiaen.
 Nous avons à faire à une machine de haute précision bourrée de fantaisie; un vrai défi relevé haut la main.
Tous les musiciens participent aux compositions elles sont interprétées toujours avec beaucoup de recherche de sons, Christophe Moniot n'hésite pas à utiliser l’électronique pour triturer le son de son saxophone ou en utilisant un clavier numérique.
Aussi l'ensemble est résolument moderne.
Merci Pierre
 Marc Ducret à la guitare varie ses interventions, alternant les séquences planantes avec des riffs rocks distordus. Bruno Chevillon à la contrebasse est d'une implacable solidité, proposant un son proche de la perfection ( si jamais elle existe)
Je m'étonne tout au long de la soirée de tant de liberté apparente pour une telle cohérence 
La composition du pianiste Stéphan Oliva est une magnifique ballade qui sera tournée en dérision par la fantaisie de Marc Ducret et Franck Vaillant : une vrai réussite.

Le morceau de rappel sera de Franck Vaillant  "C'est cool d'être ami" une composition jouissive se terminant en une montée en apothéose.

Le  voyage proposé par ces techniciens de haut niveau, improvisateurs, poètes, rêveurs, pour la seule beauté éphémère d'une soirée, nous aura paru bien court.

 Liberté, impertinence, humour et finesse : tout Bouteiller quoi !

JazzMarc
Sur jazz-rhone-Alpes.com ce billet et les autres chroniques de la semaine   


Christophe Monniot :saxophones, Marc Ducret: guitare, Stéphan Oliva: piano, Bruno Chevillon: contrebasse, Franck Vaillant : batterie


  

lundi 13 mars 2017

Stéphane Vincenza Quintet :la Clef de voûte

Vendredi soir 10 mars 2017, la Clef de voûte

On a l'impression de se retrouver à la maison en arrivant à la Clef de voûte. Stéphane Vincenza nous serre la main avec un grand sourire.
Ce soir, il accompagne avec Cédric Perrot (batterie) et  fils (contrebasse) une section cuivres composée de Michel Buathois (sax) et Aurélien Joly (trompette).




Standards à l'honneur avec "Bernie's tune", "Night in Tunisia", "What's new" et autres.

Bon son, beaucoup de swing et une salle comble et éclectique (des jeunes,des moins jeunes,des musicos,de simples mélomanes).
La douceur printanière a sans doute incité les jazzophiles à sortir.
Le jeune contrebassiste est concentré sur son sujet et n'hésite pas à faire sa part de soli, y compris à l'archet. Chacun des soufflants nous offre sa ballade.

Mais sur "Move", c'est Cédric qui assure avec brio. Stéphane s'éclate sur son clavier et nous remercie, avant d'entamer le dernier morceau, de faire vivre la musique en venant l'écouter en club.
 Nous laissons les musiciens finir entre eux par une jam dont ils se réjouissent à l'avance.
La semaine prochaine, nous essaierons le Saint-Georges.

Mais ,si vous passez par la Clef de voûte, c'est l'excellent Julien Bertrand qui sera là (en quartet).

                                           François Jazzbôf

vendredi 3 mars 2017

LA LA LAND : la comédie musicale à voir !


Ne serait-ce que parce que le héros incarné par Ryan Gosling, Seb , est un pianiste puriste qui rêve de réouvrir un club de jazz où jouèrent les plus grands, ce film mérite notre attention.

La musique du film, composée par Justin Hurwitz (et qui lui a valu un oscar), est d'ailleurs fondamentalement jazzy.

Mais rien que la scène où Seb explique à Mia, qui lui a avoué détester le jazz, tout ce qu'il faut comprendre dans le morceau que joue sous leurs yeux un quartet au fond d'un club appelé "Ligthouse", rien que ça vous dis-je, mérite le déplacement.

D'ailleurs Mia est convaincue et commence à apprécier cette musique en voie d'extinction aux States d'après Keith (incarné par le chanteur de soul John Legend),le tentateur pop qui dévie Seb de sa route initiale et lui fait
trahir son rêve.

Car ce film parle aussi de rêves, de confiance en soi, d'amour et des différents chemins que peut suivre une vie.

Le tout filmé avec une maestria confondante (regardez les couleurs,les éclairages,les cadrages,le montage,les références à Fred Astaire ou Jacques Demy).




 Bref ! J'aime. Et j'espère que vous aimerez aussi.

                            François Jazz'n Dance bôf