Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


jeudi 26 décembre 2013

Quand Snarky Puppy invite Lalah Hathaway....

....ça fusionne, ça groove, ça soul,  y’a du monde, c’est magnifique… Voici mon petit cadeau coup de cœur de fin d'année.

Snarky Pubby est un bassiste, compositeur de Brooklyn, qui à une grande Famille, il invite Lalah Hathaway pour un repas musical sur son dernier disque « Family Dinner », ce qu’elle fait avec sa voix (2 notes en même temps) à la fin du morceau tient de la sorcellerie, les musiciens eux-mêmes restent scotchés à leur instrument.
Bonne fin d’année 2013 à tous

JC Soul-JazzBof

samedi 21 décembre 2013

Avishai Cohen "Almah" : Artiste dans l'âme

Avishai Cohen, s'est imposé comme un artiste majeur du monde du jazz en quelques années, il se remet,  encore une fois en question, avec ce nouveau projet "Almah" et vient à nouveau brouiller les cartes.

Ce contrebassiste passionné embarque avec lui des racines orientales qui s'imposent à lui dans chaque projet.

Après avoir magnifiquement exploré le trio jazz ( Piano, Contrebasse, batterie) notamment avec l’incontournable "Gently disturbed", il s'est ensuite produit sur scène avec un groupe très "musiques traditionnelles"   avec des instruments du monde arabe et une chanteuse; il a enregistré alors des albums très réussis  comme " Aurora" ou "Seven Seas".

Et le voilà qui se présente pour se projet avec un quatuor à corde, et encore un fois il nous bluffe complètement. Sa marque y reste intacte mais la forme est complètement nouvelle.
Le mariage semble naturelle tant il est agréable, les élans jazz percutants communiquent avec les nappes de violoncelle et inversement.
Alain Manoukian, dans une chronique à la radio, évoquait à propos de cet album, l'analogie à une pyramide: En bas les différents styles musicaux restent très dissemblables, et plus on monte en qualité et plus ils se ressemblent.
Bien que cette illustration soit sympathique pour ma part je n'y crois pas beaucoup.
Seul le jazz, musique vivante, se nourrit des autres univers musicaux. Le jazz est universel, il s'inscrit à tous les temps et dans tous les espaces. Le jazz n'a pas peur d'intégrer des influences multiples, il reste cependant lui même et changeant tout à la fois.

Le jazz est un  terrain de jeu extraordinaire pour les vrais artistes comme Avishai Cohen
JaZZmarc

Song for my brother ( putain que c'est beau)

Gretchen Parlato: Live in NYC

Profitez de Noël pour vous faire offrir un CD/DVD live in New-York, celui de la chanteuse Gretchen Parlato. 

Je la découvre aujourd'hui mais Wayne Shorter lui a déjà fait les honneurs de la scène à ses côtés, Marcus Miller l'a invitée sur un titre de "Renaissance", Herbie Hancock et Terence Blanchard la protègent et Esperanza Spalding est son amie.

Son père était un musicien de Zappa et elle a déjà enregistré trois disques en studio que je ne connais pas. Mais ce live, capturé dans un club à la mode de la Grosse Pomme, le Rockwood music hall, est un vrai bonheur.

Une voix cristalline et sensuelle qui se greffe sur un groupe qui me rappelle parfois E.S.T., avec un pianiste qui excelle dans la mélodie, Taylor Eigsti, et pas moins de deux paires de musiciens rythmiques ( Allan Hampton / Marc Guiliana ou Burnis Earl Travis II/ Kendrick Scott, respectivement basse /batterie)

Vous en aurez des frissons de plaisir et l'envie immédiate de traverser l'Atlantique pour écumer les clubs de New-York. Bonne écoute, les mecs !

 François S.P. Jazzbôf



Ici avec Allan Hampton/ Marc Guiliana et et ... Aaron Parks au piano


mardi 17 décembre 2013

David Enhco Quartet and Thomas Enhco Trio au théatre de Vienne

Le mardi 10/12/13 au théâtre de Vienne 
Pour la première fois sur une même scène  "Jazz à vienne"  nous donne à voir les deux frères Enhco successivement avec leur formation propre.

David, le frère à la trompette, ouvre le concert avec son Quartet gagnant. 
Roberto Negro est au piano, bien connu du public régional, ce musicien fantasque ronge son frein pour se mettre, comme tous les autres, au service du groupe et du projet de David Enhco.
Une rythmique de course complète le quartet où l'on trouve Florent Nisse à  la contrebasse et Gautier Garrigue à la batterie,  leur son est clair et leurs interventions au cordeau.
Le projet de ce quartet est un Jazz résolument moderne,  une musique dynamique, élégante , et exigeante aux enchainements complexes.
Le répertoire est tiré du premier album de la formation sorti cette année " La horde", et d'un album
à venir avec des titres qui sentent encore la peinture fraiche :   "Mai 2013, "345" , "Keep it simple"; et qui ont l'air déjà très aboutis et enthousiasmants.
David Enhco assure sa position de leader bienveillant, il dompte son instrument avec assurance, il n'utilise aucun effet d'aucune sorte avec sa trompette, seule sa technique et son inspiration du soir produisent des émotions bienfaisantes.

Pour le passage de flambeau Thomas au piano rejoint David pour un duo et une ballade enlevée. Ces deux là  ont un plaisir évident à jouer ensemble leur plaisir est communicatif. Ils se connaissent comme 2 frères et sont sur scène unis par une passion "familiale"  commune. 



 Et puis c'est le tour de Thomas le frère au piano.
Lui il se présente en trio, et ses deux compères sont eux aussi des numéros gagnants: Nicolas Charlier, un compagnon de longue date, est à la batterie et Matéo Bortone esthète de la contrebasse, toujours dans les bons coups, assure la partition habituellement réalisée par Chris Jenning   
La musique de Thomas Enhco est toute en délicatesse, en quelques morceaux il nous dévoile l'étendue de son talent en abordant dans un jazz moderne des ambiances très différentes: Des ballades langoureuses comme  " You're just a ghost" ,  des senteurs orientales venues du désert avec "Wadi Rum" , du swing avec "Morning blues" il y a même eu un morceau qui a tourné Rock .
Ces titres sont tirés de son album sorti en octobre 2012 "Fireflies", constitué uniquement de compositions personnelles, excepté une reprise de l'Opus 15 de Robert Schumann pour la fusion entre le jazz et musique classique.

Sans qu'il soit démonstratif on comprend vite que nous sommes en présence d'un artiste majeur de sa génération. Il a, à peine, 25 ans et il démontre déjà beaucoup d'assurance et de personnalité

 David rejoint enfin  son frère pour constituer le temps d'un morceau un nouveau quartet pour un final en beauté. 

Avec une soirée comme celle là nous pouvons être confiant avec la jeune scène Jazz, elle est pleine de talents formidables.  

Quarté ou tiercé il n'y aura pas de gagnant ce soir ou plutôt si il y en a un: Le public.
JaZZmarc
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David Enhco 'la horde"


Thomas Enhco : "You're just a ghost"

lundi 2 décembre 2013

Mats Gustafsson et The Things : Le Jazz punk brutal

Le Jeudi  28 Novembre Au planétarium de Vaulx en Velin
C'est avec les potentiomètres collés à fond à droite que le trio de Mats Gustafsson  "The Thing" a débuté son set. Sans somation ils démarrent à fond la caisse par un "jazz" free des plus débridé; et puis ils ont accéléré.

Ces suédois là sont complètement allumés; oreilles sensibles s'abstenir, et pour les chants de noël il faudra repasser.

Cette formation propose une musique brutale, tout en puissance et en improvisations énergiques.
Pour définir leur musique je dirais que c'est du Jazz "Hard Métal", avec une démarche proche de ce que fut le Punk pour le rock: Eux ils ne refusent pas les académismes du jazz, non ils les dynamitent.

Par comparaison le jazz rock sur-vitaminé de Guillaume Perret avec son Electric Epic c'est "Peace and love". 
Ce trio étaient les invités du Périscope pour une soirée "Hors les murs" au Planétarium de Vaulx en Velin, l'endroit est très accueillant, et la soirée avait démarrée par une déambulation ludique au sein d'une exposition autour de la lumière et de ses mystères au son d'une musique mixée par Romain Constant.  

J'ai compris pourquoi il n'y avait pas de chaise dans la salle, ce n'était pas vraiment un concert c'était la GUERRE.
Bon j'ai mal aux oreilles je m'en vais.

Mats Gustafsson (Saxs) Paal Nilssen Love ( Batterie) et Ingebrigt Flaten (Basse)

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JaZZmarc